Pour comprendre ce que ce doux terme signifie, il faut revenir quelques années, voir millénaire en arrière, du temps ou ni les réseaux sociaux, ni internet n’existaient. Du temps où les gens se parlaient en vrai et utilisaient le bouche-à-oreille pour développer leur notoriété, leur business ou leur cercle d’ami. Car oui… L’Employee (et plus largement le Brand) Advocacy ne sont que les versions digitalisés, et marketingué, du bouche-à-oreilles de nos aïeuls.

En fait, le terme Employee Advocacy fait son apparition en même temps que les réseaux sociaux, plus particulièrement entre 2002 et 2006. Date à laquelle, les employés découvrent les joies de LinkedIn et Twitter et commencent à prendre la parole sur ces deux réseaux. Avec cette prise de parole émerge le risque pour les entreprises de voir un “bad buzz” arriver. Car même si depuis toujours les collaborateurs communiquent sur leur entreprises, que ce soit de façon contrôlé (salon, séminaire, conférence… ) ou de façon plus libre dans la vie privée, les réseaux sociaux ont apporté ce petit “je ne sais quoi” de stress qui à fait que les entreprises ont transformé ces prises de paroles en véritable enjeu.

Pourquoi est-ce si important ?

Une étude récente réalisée par Hootsuite, montre que 60 % des Français utilisent les réseaux sociaux. Dans cette masse, 98% les utilisent quotidiennement ! S’ils utilisent les réseaux sociaux, c’est qu’ils partagent, commentent, retweetent, likent etc parfois pour partager leur expertise, parfois pour partager leur plaisir personnel. Dans le cas où, l’employée, appelons là Anna, a 200 relations sur LinkedIn, 800 abonnés sur Twitter et 370 amis sur Facebook, son cercle de contact représentent 1370 personnes soit une portée organique considérable pour un message.

L’entreprise doit donc choisir entre deux voies :

  • La première, laisser Anna s’exprimer comme elle le souhaite et accepter le risque.
  • La seconde, former Anna à “formater” ses messages sur les réseaux sociaux, que ce soit personnel ou professionnel.

Dans le cas où l’entreprise choisit la seconde option, il lui faudra faire approuver la démarche en interne. La formation est donc primordiale ! Ne rien imposer mais expliquer, c’est la clé du succès. L’employee advocacy ne doit pas être vécue comme une contrainte. Il faut d’abord montrer aux collaborateurs, l’intérêt qu’a pour eux ce type de démarche. Leur profil sera plus professionnel, plus conforme aux attentes de l’algorithme et donc plus visible. C’est une démarche gagnant-gagnant. Pour les impliquer, il est par exemple possible de leur proposer une séance photo.

Former les salariés de façon ludique permettra à l’entreprise de mieux gérer et canaliser les messages diffusés.