Un peu d’histoire pour commencer

Le terme inbound marketing (prononcé inebounde) est attribué à Brian Halligan, co-fondateur de la plateforme Hubspot. Pour lui, ce terme fait référence à la création de page web, blogs… Facile à naviguer, complètement optimiser pour le SEO et ayant une ergonomie la plus souple et simple possible pour faciliter la conversion.

De l’agriculture…

Cependant, Peter F. Drucker, grand pape du marketing moderne, (non, il n’est pas de la famille de Michel) pense que les prémices de l’inbound marketing ont été établies, il y a plus d’un siècle au milieu des années 1800. En effet, en 1850, l’inventeur de la moissonneuse batteuse, Cyrus Hall McCormick, met au point une technique de recherche de marché et d’entrées de prospects pour susciter l’intérêt des agriculteurs, notamment via un système de crédit pour permettre aux agriculteurs, jusque là complètement étranger aux machines agricoles, d’acheter ses machines.

… à la vente par correspondance

Quelques années plus tard, en 1888, Richard W. Sears (fondateur de la chaîne de magasin Sears) et Alvah Roebuck publient leur premier catalogue de vente par correspondance qui en quelques années et grâce à l’attention qu’ils portèrent aux retours des consommateurs passa de 80 à plus de 300 pages devenant ainsi le catalogue de vente par correspondance le plus rentable de l’époque.

Revenons à nos moutons. Dans les années 50-60, Drucker souligne la valeur des études marchés où les intérêts et les orientations des clients peuvent être facilement identifiés, quantifiés et utilisés. General Electric est précurseur dans ce domaine car au début des années 60, chaque donnée client était exploitée du développement des produits, pour être certain de répondre au besoin, jusqu’à la chaîne de production, pour être certain que le produit correspondait bien à celui pensé.

Pour Drucker, GE avait parfaitement compris le mécanisme du Marketing car selon lui :

« L’objectif du marketing est de connaître et de comprendre le client si bien que le produit et le service lui conviennent et se vend. Idéalement, le marketing ne devrait délivrer que des clients prêt à acheter. »

Les 5 piliers de l’inbound marketing

C’est à partir de ces idées que Seth Godin a créé et synthétisé son concept de Permission Marketing où le marketing devient moins agressif et demande au client la permission d’envoyer des informations, de la documentation et des promotions.

C’est donc dans le prolongement de cette philosophie que les 5 piliers de l’inbound marketing ont été développés :

1 – Le contenu et les mots clés
Pour assurer une haute qualité d’information tout en la “saturant” de mots clés.

2 – Les liens
Pour évaluer le classement des liens entrant qui génèrent un SEO élevé.

3 – Le balisage
Pour évaluer le référencement sur la page des les titres, en-têtes, metas, alt images…

4 – Réseaux sociaux
Pour assurer le partage, la visibilité du message et développer des relations durables.

5 – Site web
Pour optimiser la navigabilité et l’accès aux informations.
Le site devient un “hub”.

C’est donc ça l’inbound marketing ! J’espère que c’est plus clair ?