Qu’est-ce qui t’a amené à devenir DA ?

J’ai toujours aimé créer. Petit, je dessinais beaucoup. Dragon Ball Z, Ken le survivant… tout ce qui passait au Club Dorothée…

À 16 ans, j’allais grapher dans le métro… En parallèle, je m’intéressais aussi au multimédia. Je filmais des sessions de skate, mon groupe de rock… Au lycée, j’ai choisi une filière scientifique pour finalement me tourner vers une faculté d’Art qui innovait avec un programme artistique qui mixait des artistes et des matheux.

C’était le début de la 3D ! Après une licence en Art et Technologie de l’image, j’ai fait un BTS en communication Visuel Multimédia et j’ai décroché mon premier stage à la Young.

Quel a été ton parcours professionnel après ?

J’ai été DA pendant 10 ans chez Résonances et Cie et j’ai mené des campagnes print, web et TV.J’ai ensuite intégré une petite agence web, info ash puis j’ai rejoint We Feed il y a 4 ans.

En quoi consiste ton métier ?

Aujourd’hui, je dirige la création. Je monte des campagnes. Je passe moins de temps sur Photoshop et plus sur PowerPoint ! J’essaie de donner du sens à une offre marketing, une âme a des projets qui peuvent être froids, chirurgicaux.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune créatif ?

Aujourd’hui le DA ne se contente pas de diriger, il faut aussi et surtout savoir pratiquer : dessiner, photographier, filmer… Contrairement à l’artiste, libre dans sa démarche, le DA crée dans la nécessaire contrainte, il va piocher dans la palette des tendances, photographes, réalisateurs, illustrateurs, artistes et tous courants artistiques qui s’offrent à lui pour créer des images qui interpellent le public visé ! Il faut savoir observer son environnement finement avec les yeux d’un sociologue.

Quelle est la qualité qui fait la différence ?

Il faut être très convaincant. Avec la DATA, de moins en moins de clients prennent des risques. Or pour se démarquer et être performant, il faut savoir en prendre. Le DA doit savoir trouver les arguments justes pour convaincre !

La campagne dont tu es le plus fier ?

Pour les 60 ans de SOCOTEC j’ai réussi à faire passer un projet qui me tenait à cœur et qui n’était pas gagné d’avance, traduire le métier de la maîtrise des risques par la puissance d’un regard. Isabelle, directrice de la communication, s’est saisie du projet, ensemble, nous l’avons porté en interne et convaincu le comité de direction. Nous avons fait le choix d’une prise de vue gros plan avec un appareil qui offre un rendu chirurgical. Nous avons organisé un tour de France pour faire les portraits de 60 salariés, puis nous avons exposé à l’Electric Paris, au parc des expositions. Socotec a pu présenter sa démarche devant ses clients. Nous avons remis un livre à chaque participant. C’était un pari ambitieux et le projet a su créer de la cohésion. Un très bon souvenir !