La recette toute simple du succès entrepreneurial

 

À la croisée de deux méthodes ayant fait leurs preuves, le design thinking, inventé par Rolf Faste dans les années 80 à l’université Stanford, et le lean startup inventé en 2008 par Éric Ries, le design sprint représente aujourd’hui la meilleure méthode pour innover. Le design thinking est une approche de l’innovation qui se veut une synthèse entre la pensée analytique et la pensée intuitive, il s’appuie en grande partie sur un processus de co-créativité impliquant des retours de l’utilisateur final. Il se base aujourd’hui sur cinq étapes concept : Empathize / Define / Ideate / Prototype / Test. De son côté, le lean startup (de l’anglais lean, « dégraissé ») est une méthode d’entrepreneuriat basée sur des itérations : lancer une offre minimum, tester le marché, ajuster son produit, et recommencer jusqu’à trouver la meilleure idée à vendre.

 

Additionnons le design thinking au lean startup, lions le tout par un peu de méthodologie agile, le sprint, on passe au shaker, et on obtient une méthode ultra efficace pour entreprendre : le design sprint.

 

Élaborée par Jake Knapp de 2011 à 2016 dans le cadre de sa mission de designer chez GV, le design sprint est un processus de création utilisé par les startups ou les grandes entreprises reposant sur une contrainte temporelle, en principe cinq jours, au cours desquels seront mises en œuvre les cinq étapes du design thinking. Le but étant de réduire le risque lors de la mise sur le marché de nouveaux services ou de produits innovants.

 

Le nom design sprint se rapporte aux Sprints du cycle de développement agile, qui reprend les mêmes principes afin de pouvoir modifier le produit en cours de création. L’idée novatrice du design sprint est d’imposer une contrainte temporelle pour réduire les risques et incertitudes liés à l’innovation. Par définition, le design sprint repose donc sur des délais brefs. 5 jours, telle est la durée prévue initialement pour obtenir un premier prototype d’un produit et les retours d’expérience des utilisateurs. Pour y parvenir, cette méthode mélange différentes techniques d’idéation, de stratégie business, et de conception centrée sur l’utilisateur (user centered design). Ce processus permet à l’équipe, en définissant clairement les objectifs, de valider ou d’invalider des hypothèses et de se décider sur une feuille de route avant que la première ligne de code ne soit écrite. Les principes fondamentaux de ce processus : unité de temps et de lieu, équipes pluridisciplinaires, prototypage rapide, et tests utilisateurs.

Le but du design sprint est de générer le meilleur retour sur investissement possible, en explorant le maximum d’idées et en ne prototypant que les meilleures, qui seront testées sur de vrais utilisateurs lors du dernier jour.

 

Dans cette vidéo, le père du design sprint Jake Knapp explique le processus simple et efficace de sa méthode :https://www.youtube.com/watch?v=K2vSQPh6MCE

 

LMMJV : 5 jours pour innover

 

Lundi : Comprendre

https://youtu.be/7zOBMxRYJ7I

Poser la problématique : challenges à relever, empathie avec les utilisateurs cibles, problème majeur à résoudre…

 

Mardi : Diverger

https://youtu.be/_ITJ5lAXQhg

Chercher ensemble toutes les solutions imaginables. Dessiner les solutions.

 

Mercredi : Décider

https://youtu.be/7BKBFOOKbNo

Sélectionner la meilleure solution sous forme de votes.

 

Jeudi : Prototyper

https://youtu.be/IGcwFV76t7o

Construire le prototype de la solution. L’objectif est d’avoir un POC (proof of concept, preuve de concept) suffisamment réaliste. À cette étape, il suffit de donner une apparence réaliste, on met l’accent sur la cosmétique du produit ou service à présenter aux clients, permettant ainsi de réaliser un prototype en 1 jour.

 

Vendredi : Tester

https://youtu.be/jQmBuKN10VY

Recueillir les impressions des utilisateurs.

 

La stratégie Design Sprint présente des avantages pour le client et l’équipe chargée de conduire le projet :

  • Un meilleur retour sur investissement ;
  • Une méthode qui stimule l’intelligence collective et favorise l’émulation ;
  • La possibilité de récupérer les feedbacks des utilisateurs très rapidement ;
  • La collaboration horizontale entre clients et spécialistes ;
  • La résolution de problèmes en temps réels ;
  • La possibilité de tester sans avoir besoin de commencer à coder.

Si les tests utilisateurs ne sont pas concluants, par exemple, le design sprint aura été un gain de temps et d’argent plutôt qu’un échec. C’est tout l’intérêt de la méthode et les raisons pour lesquelles elle est la méthode la plus pertinente pour les entrepreneurs

Pour en savoir plus sur l’approche design sprint de We FEED, comment préparer sa session de design sprint, comment constituer une équipe pertinente, rendez-vous au 51 rue Saint Charles à Versailles.

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